Paolo Nespoli rentre sur Terre après 139 jours dans l’espace

Paolo Nespoli escorté en dehors de la capsule © ESA

L’astronaute italien Paolo Nespoli et ses coéquipiers Randy Bresnik (NASA) et Serguei Riazanski (Roskosmos) ont touché le sol du Kazakhstan le 14 décembre, trois heures après avoir quitté la station spatiale.

Au cours de la rentrée atmosphérique, le bouclier thermique de la capsule Soyouz a comme d’habitude fait des merveilles en absorbant une chaleur extrême de près de 1600°C.

A 10km du sol, les parachutes se sont déployés et les rétrofusées ont pris le relai pour un atterrissage en douceur.

En cinq mois, Paolo Nespoli a fait 2224 fois le tour de la Terre et observé 35 000 levers et couchers de soleil. Il avait décollé le 28 juillet dernier pour son troisième vol dans l’espace.

Viva Italia ! © ESA

Viva Italia ! © ESA

Au cours de cette mission, Paolo Nespoli aura effectué une soixantaine d’expériences scientifiques. Comme tous les autres astronautes, son corps a été le principal sujet de recherche. De sa vue à sa digestion, les scientifiques ont étudié ses organes pour en apprendre davantage sur l’adaptation du corps humain dans l’espace.

Il a également dirigé, depuis la station, une mission de réparation de trois panneaux solaires situés sur Terre en Allemagne. L’opération s’est faite grâce à un robot humanoïde piloté à distance par Paolo Nespoli. Cet exercice a pour objectif d’aller plus loin dans la manière dont les robots et humains travaillent ensemble.

La première fois qu’il s’est rendu dans l’espace, c’était en 2007 à bord de la navette spatiale Discovery.  L’astronaute aujourd’hui âgé de 60 ans est un ancien militaire, ingénieur et plongeur expérimenté. Sur ses trois missions, il a cumulé au total 313 jours dans l’espace.

Comme son confrère Thomas Pesquet dont il a été la doublure sur la mission Proxima, Paolo Nespoli va maintenant entamer un important cycle de conférences et de tests physiques.

Paolo Nespoli en train d'installer un rack de combustion à bord de l'ISS © ESA

Paolo Nespoli en train d’installer un rack de combustion à bord de l’ISS © ESA

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