Les 10 exoplanètes les plus étranges de l’univers

On compte aujourd’hui 3671 exoplanètes, quelques milliers d’autres sont en attente de confirmation officielle. Situées en-dehors de notre système solaire, elles évoluent auprès d’étoiles différentes de notre Soleil. Ces systèmes stellaires ont parfois modelé des mondes aux caractéristiques très étranges.

HD 189733 b (Isis) : la planète où il pleut du verre

HD 189733 b

Isis est l’attrape touristes parfait. Des visiteurs de son système pourraient se laisser attirer par sa couleur, dont l’éclat bleu azur laisserait penser que la planète est couverte d’eau. Mais détrompez-vous. A sa surface, les vents avoisinent les 8700km/h et la température y dépasse les 3000°C. Mais ces conditions climatiques extrêmes ne sont pas le pire. La couleur bleue n’est pas due à d’éventuels océans en surface mais à la présence de grains de silicates au sein de son l’atmosphère. Les innombrables nuages qui l’entourent sont à l’origine d’averses extrêmement violentes. Et ce n’est donc pas de l’eau qui tombe du ciel mais bel et bien des morceaux de verre qui chutent vers le sol à sept fois la vitesse du son, soit environ 2400 m/s ! Bienvenue en enfer…

Wasp-12b : la planète œuf

Wasp-12bWasp-12b est une planète atypique pour au moins deux raisons. La première, c’est qu’elle absorbe 94% de la lumière dans le visible, ce qui est loin des 60% constatés sur la plupart des Jupiter chauds. Cette propriété la rend donc noire comme de l’asphalte.

Mais ce n’est pas tout. Wasp-12b a aussi pour particularité d’être très proche de son étoile. La force gravitationnelle de l’étoile a tendance à broyer la planète et à déformer petit à petit sa structure. Wasp-12b est aujourd’hui totalement étirée et ressemble plus à un ballon de rugby qu’à un ballon de foot. A long terme, cet échange de forces, nettement en faveur de l’étoile, va avoir pour conséquence de faire totalement éclater la planète.

Trappist-1f : la planète œil

La planète Trappist-1f fait partie d’un système planétaire très riche et l’un des plus étudiés, composé de sept planètes. Située en cinquième position dans le système, Trappist-1f offre une température de surface moyenne de -54°C. Elle est aussi verrouillée sur son étoile, ce qui signifie qu’elle lui présente toujours la même face. Comme le fait la Lune avec la Terre. Résultat : une bonne partie de la planète est recouverte de glace, mais une zone, toujours exposée à l’étoile pourrait contenir un océan. Cela donne une planète dont la forme rappelle celle d’un œil.

Kepler 16-b : la planète aux deux soleils

Les fans de Star Wars se rappelleront très certainement de Tatooine, planète de naissance d’Anakin Skywalker. Dans une célèbre scène, on peut voir deux soleils briller au loin.

Les étoiles doubles, dites binaires, ne sont pas que de la science-fiction et sont loin d’être rares dans l’univers. D’habitude, les deux étoiles sont très similaires, presque jumelles. Dans le cas de Kepler-16b, les deux étoiles sont bien différentes. La première est un tiers plus petite que le Soleil, l’autre est cinq fois plus petite et légère que sa voisine. Kepler-16b se trouve donc coincée entre ces deux étoiles et assiste constamment à des éclipses de l’une ou l’autre.

55 Cancri e : la planète couverte de diamants

Cette exoplanète est de type rocheux, comme notre Terre. A un détail près : sa chimie y est bien différente. Les scientifiques à l’origine de sa découverte imaginent que la surface de l’astre serait recouverte de graphite et de diamant. Ce phénomène s’expliquerait notamment par la composition de l’étoile hôte, qui contient plus de carbone que d’oxygène, contrairement au Soleil.

Kepler-186f : la plus hospitalière des exoplanètes

A chaque découverte d’une exoplanète, les médias s’empressent de parler de « jumelle de la Terre ». Une expression dont nous avons usé et abusé. Pour identifier les planètes dites habitables, les scientifiques se basent sur les conditions qui ont permis à la vie de se développer sur Terre. La distance à l’étoile est un critère important puisqu’il permet de connaitre l’état physique de l’eau. Si la planète est trop proche de son étoile, ça sera du gaz. Si elle trop loin, ça ne sera que de la glace. Et si elle est à la bonne distance, elle pourrait exister sous forme liquide.

Si Kepler-186f a autant fait parler d’elle, c’est qu’elle partage certains points communs avec notre planète. Pour commencer elle est rocheuse comme la Terre, ce qui au moment de sa découverte était une découverte rare.  Ensuite, elle est située seulement 5% plus loin de son étoile que ne l’est la Terre du Soleil. Enfin, sa taille n’est pas colossale non plus puisqu’elle « que » 60% plus massive que notre planète. Des caractéristiques qui ont suffi pour déchainer la passion pour cette planète lointaine.

Kepler-22b : un possible monde liquide

Aussi fou que cela puisse paraitre, ce monde pourrait être totalement recouvert d’eau. Kepler-22b a inspiré le monde-océan d’Interstellar, dont les vagues dépassent plusieurs kilomètres d’altitude. Mais encore une fois, restons prudents. Ce constat est hypothétique et n’est que pure spéculation scientifique extrapolée à partir de quelques données. Il ne faut pas oublier que les seules données sur les exoplanètes dont disposent les chercheurs sont des courbes photométriques avec quelques points.

Kepler-13Ab : il y neige de la « crème solaire »

Comme la plupart des exoplanètes découvertes, Kepler-13Ab est très proche de son étoile, ce qui lui permet d’effectuer une orbite complète en 1,8 jour terrestre. Mais cette proximité lui vaut aussi d’être aujourd’hui l’une des exoplanètes les plus chaudes jamais découverte.  La température y dépasse les 2760°C et, broyée sous un effet de marée colossal, elle est verrouillée sur son étoile. C’est-à-dire qu’elle lui présente toujours la même face, comme la Lune vis-à-vis de la Terre.

L’atmosphère de cette étrange planète est composée de dioxyde de titane, l’ingrédient actif de la crème solaire. La gravité, six fois plus élevée que sur Jupiter, extrait le dioxyde de titane en haute atmosphère pour la faire retomber ensuite à plus basse altitude sous forme de neige. D’après les dernières recherches sur cet astre, la neige ne retomberait pas assez loin et n’aurait pas le temps de s’accumuler et fondrait donc à l’approche de la zone exposée à l’étoile.

Sur Kepler-13Ab, l’atmosphère est plus fraiche en haute altitude, ce qui très étrange on observe d’habitude le phénomène inverse. Ce type de planète absorbe la lumière et la réémet sous forme de chaleur, ce qui a tendance à rendre l’atmosphère pus chaude à haute altitude. Dans le cas de Kepler-13ab, il semblerait que la planète ait donc fabriqué une sorte de « piège à froid ».

Kepler-10b : une surface de lave

Voici un autre monde totalement hostile. A cause d’une activité volcanique et sismique extrême, la surface de Kepler-10b pourrait ressembler à une fournaise. Détectée en 2009, elle est la première exoplanète rocheuse découverte. Toutes les autres étaient surnommées « Jupiter chauds » de par leur taille importante, leur composition gazeuse et leur proximité avec leur étoile. Kepler-10b est différente. Pour la première fois, les scientifiques sont surs qu’ils ont affaire à un corps rocheux dont le diamètre serait 1,4 fois plus grand que celui de la Terre. La proximité avec son étoile rend la planète très soumise aux effets de marée, ce qui l’empêche de tourner sur elle-même. Et à une telle distance, elle pourrait être complètement recouverte de lave, avec une température d’environ 1300°C.

HD 209458 b (Osiris) : la planète aux violentes tempêtes

Découverte en 2000, HD 209458 b (ou Osiris) est la première planète découverte par la méthode du transit planétaire. Cette technique consiste à observer la diminution de luminosité d’une étoile lorsqu’une planète passe dans l’axe entre cette étoile et la Terre.

Le moins que l’on puisse dire est que la vie à la surface de cette planète serait un vrai calvaire. Située proche de son étoile (elle effectue son orbite en 3,5 jours seulement), la température y avoisine les 1000°C. Mais le pire est sans doute la violence des tempêtes à sa surface. Les vents y souffleraient entre 5000 et 10 000 km/h !

 

 

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