Stellina, le télescope français qui révolutionne l’astrophotographie amateur

Créer un télescope facile à transporter, simple d’utilisation et ultra connecté, c’est le défi que s’est fixé Vaonis. Cette jeune startup montpelliéraine semble avoir trouvé la solution aux principaux tracas des astronomes amateurs avec un télescope tout-en-un résolument tourné vers l’astrophotographie.

Finies les heures passées tout seul dans le froid à surveiller son installation, les galères de transport et les manipulations compliquées, Stellina marque une réelle avancée dans le secteur optique. Le projet est né il y a une dizaine d’année alors que Cyril Dupuis, fondateur de Vaonis, était encore étudiant dans le domaine de l’optique. Il lui vient alors l’idée de créer un système optique plus compact, le projet murit, et quelques années plus tard nait Stellina. Le premier prototype est sorti il y a un an et la société montpelliéraine affiche déjà de belles ambitions, en France comme à l’international, aux États-Unis notamment.

Un télescope connecté pour une astronomie participative

Premier modèle du Stellina © VaonisSi Stellina bouleverse les codes de part son design, sa facilité d’utilisation et sa portabilité, son vrai plus est dans la connectivité qu’il propose. Il permet aux astronomes amateurs de partager instantanément leurs clichés avec une communauté de spécialistes qui peuvent ainsi donner leur avis. « Les utilisateurs de Stellina peuvent par exemple se donner rendez-vous sur la Galaxie d’Andromède au cours de la soirée. On peut avoir une centaine de personnes qui prennent la même photo avec un temps de pose de 5 minutes. Grâce à un procédé d’empilement d’images, c’est finalement comme si vous aviez une seule et même image mais avec une qualité nettement supérieur puisqu’elle accumule plusieurs heures de capture. Votre smartphone peut aussi vous envoyer une alerte pour vous prévenir qu’une session d’observation a commencé. L’objectif est de créer la plus grande galaxies de télescopes connectés au monde » explique Cyril Dupuis.

L’astronomie participative est d’ailleurs un secteur en plein boom puisque les observatoires et les labos ont de plus en plus besoin de données et font désormais appel aux astronomes amateurs pour faire des relevés. L’observation de planètes, dite en transit (observation d’une baisse de luminosité lorsqu’une planète passe entre son étoile et nous) est par exemple très chronophage et les laboratoires professionnels n’ont pas assez de ressources pour observer sur une longue période tous les recoins du ciel.

Selon son créateur Cyril Dupuis, Stellina s’adresse aux astronomes amateurs qui se lancent dans l’astrophoto, aux astrophotographes aguerris qui sont lassés de transporter leur matériel mais aussi aux curieux du ciel qui n’ont pas encore passé le cap de l’acquisition d’un télescope.

Le télescope qui tient dans un sac à dos

Stellina, le télescope qui tient dans un sac à dos © Vaonis

Stellina, le télescope qui tient dans un sac à dos © Vaonis

Le premier modèle du Stellina pèse 7kg, mesure 46cm de haut, 37cm de large et 13cm d’épaisseur. Ce petit gabarit lui permet d’être facilement transportable et il peut même tenir dans un sac à dos. Si le zoom n’est pas suffisant pour s’attaquer à la photo planétaire, il est en revanche beaucoup plus à l’aise en ciel profond (comètes, nébuleuses diffuses, amas, groupes de galaxies etc.) et avec l’observation de la Lune ou du Soleil.

A 2199 euros pour le modèle d’entrée de gamme, le Stellina n’est tout de même pas à la portée de toutes les bourses, mais c’est le prix à payer pour un appareil de bonne qualité et fabriqué à 70% en France. La société espère étendre rapidement sa gamme et devrait lancer une version solaire à 3000 euros et une version pro à 4000 euros dans laquelle l’optique a été quadruplée (un capteur plus grand et un champ plus important).

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