La longue route de Thomas Pesquet vers l’ISS

Thomas Pesquet à bord du Soyouz © ESA

L’astronaute français Thomas Pesquet et ses deux coéquipiers, l’américaine Peggy Whitson et le russe Oleg Novitski, ont quitté la Terre jeudi soir et font route en ce moment-même vers la Station Spatiale Internationale (ISS). Un trajet plus long qu’il n’y parait.

Deux jours de vol vers l’ISS

En perpétuel orbite autour de la Terre, l’ISS navigue à une altitude d’environ 400km au-dessus de nos têtes. Pour atteindre ce laboratoire spatial, les astronautes empruntent une capsule Soyouz minuscule lancée par une fusée du même nom. Ils n’ont mis qu’une dizaine de minutes pour quitter l’atmosphère terrestre et atteindre l’espace. Si la capsule est déjà dans l’espace, la station spatiale est censée ne plus être très loin. Comment se fait-il qu’elle ait besoin d’une cinquantaine d’heures pour atteindre son objectif ?

L’explication est liée à la vitesse à laquelle se déplace la station. Comme tout objet en orbite, l’ISS « tombe » sur la Terre à une vitesse démentielle : près de 28 000 km/h. S’amarrer à la station à une telle vitesse relève alors de la prouesse. La technique utilisée par les ingénieurs consiste à faire tourner le Soyouz autour de la Terre, lui faire prendre de la vitesse jusqu’à ce qu’il se trouve sur la même orbite que l’ISS, mais devant elle. Une opération millimétrée permet ensuite d’amarrer le module à la station et libérer enfin les astronautes.

Un voyage pas très confortable

D’une fiabilité légendaire, les vaisseaux Soyouz sont devenus, depuis la mise à la retraite de la navette spatiale américaine, le seul moyen pour les astronautes américains et européens de rejoindre l’espace. Mais ces vaisseaux d’un autre temps offrent un confort très spartiate. Pendant deux jours, ses trois occupants sont recroquevillés dans un espace habitable n’excédant pas les 9m³. Heureusement pour eux, ils ne resteront pas dans leur siège pendant tout le trajet. Le vaisseau Soyouz comprend trois modules : le module orbital à la proue du vaisseau, le module de descente (qui servira à leur retour sur Terre) situé au milieu et le module de service dans lequel se trouvent notamment les réservoirs d’ergol. Thomas Pesquet et ses camarades ont même des toilettes à bord, mais qui manquent un peu d’intimité.

Le vaisseau Soyouz est composé de 3 modules © CNES

Le vaisseau Soyouz est composé de 3 modules © ESA

 

Pour suivre l’amarrage en direct, rendez-vous samedi soir à 23 heures (heure française) sur le site Proxima du CNES.

 

 

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    1 Commentaire

    1. Moi Caméléon - Cité de l'Espace Toulouse

      ça fait plaisir de voir qu’un astronaute devienne l’idole des plus jeunes, ça pourra peut-être en motiver pas mal à s’orienter dans le domaine spatial pendant leurs études !

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