ExoMars : la sonde européenne Schiaparelli s’est écrasée sur Mars

Site d'atterrissage d'ExoMars Ca c'est le scénario idéal © ESA

Jeudi 20 octobre 10h, l’ESA, l’agence spatiale européenne, tient une conférence de presse sur la mission ExoMars. C’est la mine déconfite et fatiguée que l’équipe en charge de la mission européenne partage avec les journalistes les dernières nouvelles de la nuit.

Ce programme conjoint de l’ESA (agence spatiale européenne) et de Roscosmos (agence spatiale russe) est composé de deux missions : la première se déroule en ce moment-même et la seconde en 2020. Comme Rosetta, la mission ExoMars est composée d’un orbiteur TGO (Trace Gaz Orbiter) et d’un atterrisseur, baptisé Schiaparelli en mémoire d’un astronome italien qui fut le premier à dresser la carte complète de Mars. Si l’orbiteur TGO a correctement effectué sa mise en orbite, son lander a connu lui un peu moins de réussite.

Lors de la phase d’atterrissage, les parachutes de Schiaparelli se déclenchent plus tôt que prévu car la sonde arrive sur Mars beaucoup plus rapidement que prévu. Il faut dire que la vitesse à l’entrée de l’atmosphère avoisine alors les 21 000 km/h. Les rétro-fusées tentent alors de prendre le relai pour freiner le lander mais celles-ci n’ont malheureusement pas fonctionné assez longtemps et la vitesse est encore excessive. Le robot frôle les 300 km/h au moment de l’impact. Pendant 24 heures, pas de nouvelle de Schiaparelli, jusqu’à l’annonce fatidique. La NASA confirme, photos à l’appui, les données envoyés par les différents centres de contrôle au sol un peu plus tôt : le module Schiaparelli s’est écrasé sur Mars.

Le site d'atterissage, avant et après le crash © NASA / JPL

Le site d’atterissage, avant et après le crash © NASA / JPL

Mi-échec ou mi-succès, toujours est-il que les américains sont encore les seuls à avoir réussi à poser un rover sur la planète rouge. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Survols, orbiteurs, atterrisseurs ou rovers, 51 missions ont été organisées à ce jour sur Mars. On ne compte que 22 succès pour 29 échecs. Comme le résume David Parker, Directeur de l’exploration humaine et robotique à l’ESA « L’exploration de Mars est dure, mais nous devons continuer« .

Ca c'est le scénario idéal © Futura Sciences

Ca c’est le scénario idéal © Futura Sciences

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