Découverte de 3 nouvelles exoplanètes « potentiellement habitables »

Vue d'artiste du système TRAPPIST-1 © ESO

La nouvelle est tombée il y a quelques heures : des scientifiques auraient découvert trois exoplanètes gravitant autour de l’étoile Trappist-1. Leur particularité ? Elles sont de taille similaire à celle de la Terre et semblent être dans la zone dite d’habitabilité, c’est-à-dire, ni trop loin, ni trop prêt de leur étoile.

Trappist-1, qui répond également au doux nom de 2MASS J23062928-0502285, est une étoile de type naine rouge, c’est-à-dire qu’elle est peu massive et sa température est faible (en comparaison des autres étoiles bien sûr!). On compte aujourd’hui 15% de naines rouges parmi les étoiles voisines de notre Soleil, ce qui en fait une des populations les plus importantes.

Située à plus de 40 années lumières de la Terre, Trappist-1 est guère plus grosse que Jupiter et n’avait jusque là pas suscité un grand intérêt. Mais aujourd’hui, les équipes de l’Observatoire Européen Austral (ESO) situé au Chili l’ont placé sous les feux des projecteurs. C’est le Français Michaël Gillon et ses collègues qui sont à l’origine de la découverte.

Le système est donc composé d’une étoile et de trois planètes telluriques. Une planète tellurique, contrairement à une planète gazeuse, est composée de roche et de métaux. Dans notre système solaire, nous en avons quatre : Mercure, Vénus, la Terre et Mars. Pour l’heure, nous ne connaissons pas encore leur masse exacte et ne savons pas non plus si elles disposent d’une atmosphère, condition sine qua non à la présence de vie. Mais les progrès actuels dans l’observation de l’espace lointain laissent présager que nous aurons les réponses à ces questions d’ici quelques années.

Ces exoplanètes peuvent-elles réellement abriter la vie ?

A peine leur découverte a-t-elle été rendue publique que la presse s’est emballée en parlant de « planètes habitables ». Pour le moment, il est impossible d’en être tout à fait certain car il nous manque trop d’information à leur sujet et certaines conclusions réduisent même la probabilité que ces astres soit viables. Tout d’abord, les premières recherches indiquent que ces planètes sont « lockées » sur leur étoile. Cet anglicisme signifie que chacune des trois planètes présente toujours la même face à l’étoile. Autrement dit, la moitié de leur surface n’est jamais exposée à la lumière. Ce qui est assez problématique lorsqu’il s’agit de rechercher la vie : imaginez qu’une partie de la Terre vive constamment dans la nuit, l’autre constamment en plein jour !

Vue d'artiste des exoplanètes du système Trappist-1 © ESO

Vue d’artiste des exoplanètes du système Trappist-1 © ESO

Par ailleurs, ces planètes sont tout de même situées relativement proches de leur étoile, ce qui les expose à un bombardement de rayons UV très important. Les premières hypothèses indiquent que l’effet de serre de ces planètes se situe entre celui de Vénus à celui de la Terre. Pour le coup, il vaudrait mieux qu’il ressemble davantage au notre, l’atmosphère de Vénus étant extrêmement ténu, l’effet de serre s’est emballé rendant la planète invivable.

Ce système ne manque certes pas d’atouts mais il est encore trop tôt pour pouvoir imaginer quelles seraient les conditions de vie sur place. Ces planètes pourraient par contre être accompagnées de lunes, qui offriraient quant-à-elles un cadre un peu plus accueillant pour abriter la vie. La chasse aux mondes lointains continue et avec plus de 2100 exoplanètes identifiées à ce jour, on peut dire que la récolte est bonne…

 

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