Peut-on encore sauver le satellite Hitomi ?

Satellite Hitomi © JAXA

Hitomi, « pupille » en japonais, est un satellite dédié à l’observation des rayons X et des trous noirs. Un mois après son lancement, le satellite avait rendez-vous avec les équipes de scientifiques japonais pour une phase de communication le 26 mars. Mais le satellite est resté désespérément muet. La JAXA (Agence spatiale japonaise) ne s’avoue pas vaincue et tente de sauver son satellite depuis maintenant près de deux semaines.

Pour tenter de comprendre les causes de cette anomalie, les équipes de la JAXA, l’agence spatiale japonaise, ont immédiatement créé une cellule de crise dirigée par le Président de l’agence spatiale nippone en personne. Il faut dire que l’enjeu est de taille : la mission d’Hitomi est hautement importante d’un point de vue scientifique. Il a pour mission d’apporter de réelles découvertes dans le milieu des rayons X en scrutant la matière noire, les trous noirs supermassifs et les galaxies.

Deux hypothèses sont envisagées à l’heure actuelle : la collision ou l’explosion à bord. Des observations récentes ont témoigné la présence de débris à proximité de Hitomi qui viennent conforter les deux scénarios. Une chose est sûre, le satellite n’est pas détruit car il a à trois reprise émis un signal très court en direction de la Terre. Le satellite a en effet changé d’orbite et semble tourner sur lui-même à vive allure. Son antenne est donc tournée vers la Terre sur une très courte durée, ce qui n’est pas suffisant pour pouvoir lui transmettre des instructions plus complexes.

Ca bosse dur à la JAXA © JAXA

Ca bosse dur à la JAXA © JAXA

Si les scientifiques ne parvenaient pas à reprendre contact avec le satellite, ce serait un échec cuisant pour l’agence japonaise qui a investit près de 500 millions d’euros dans cette mission. Mais les pertes de seraient pas seulement financières, Hitomi est un véritable laboratoire spatial. Long de 14 mètres et pesant près de trois tonnes, il embarque de nombreux équipements de pointe développés par une soixantaine d’autres pays et qui ont nécessité des années de travail.

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